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Sénégal/ Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique :  Le G5 Sahel affaibli par le retrait de la République du Mali

Le président de la République islamique de la Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a soutenu, en marge du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique,  que l’organisation du G5 Sahel est au bord du gouffre. Et cela serait dû , entre autre, au retrait de la République du Mali, durablement touchée, dernièrement, par les attaques terroristes, la multiplication des groupes terroristes et l’extrémisme violent qui remettent en cause les fondements de l’Etat. « Au regard du caractère transfrontalier du terrorisme et de l’extrémisme, nul ne peut se sentir durablement en sécurité pour autant que les voisins le sont. Nous avons mis en place avec les pays voisins les plus menacés l’organisation du G5 Sahel, qui a mobilisé autour d’elle de nombreuses initiatives internationales de soutien et a améliorer sensiblement notre capacité collective à prévenir et à réagir effacement face aux attaques terroristes. Certes aujourd’hui, le G5 Sahel traverse une phase plutôt critique dû au retrait de la République sœur du Mali et à la forte recrudescence de rupture de la légitimité constitutionnelle dans l’espace du G5 Sahel. », affirme le Président mauritanien.

Aujourd’hui avec la création de l’Alliance des Etats Sahel par les trois pays (Mali, Burkina Faso et Niger), tous membres fondateurs du G5 Sahel, cette organisation, la dernière citée traverse des moments difficiles. Le G5 sahel semble céder sa place, en tout cas, selon beaucoup de chercheurs, au G3 Sahel. Pour rappel, le 16 septembre dernier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont signé la Charte du Liptako-Gourma, créant ainsi l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette nouvelle alliance vise à assurer la défense collective des populations de ces États. Cette initiative survient après le retrait du Mali du G5 Sahel en mai 2022. Ce retrait a, d’ailleurs, suscité des interrogations quant à l’avenir de ce dernier et à l’émergence d’un « G3 Sahel » aux objectifs similaires, mais avec une approche différente.

 Seydina Omar Mendy

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