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Candidate au poste de Secrétaire de la Francophonie- La mauritanienne Dr Coumba Bâ pour une Organisation tournée vers les résultats

Dr Coumba Bâ, candidate mauritanienne pour briguer la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a été reçue, en audience, ce vendredi 31 juillet 2026, par le président de la République, Diomaye Faye. Sûrement en quête de soutien du Sénégal, Dr Coumba Bâ est une sorte de trait d’union entre les deux pays.

La candidate a beaucoup d’atouts pour diriger cette prestigieuse institution qu’elle connaît du bout des doigts pour avoir été Envoyée Spéciale auprès de l’OIF. Polyglotte, elle maîtrise le français, l’anglais, l’arabe, le peulh et le wolof. Ce médecin chirurgienne-dentiste, a occupé plusieurs portefeuilles ministériels dans son pays la Mauritanie, de la Fonction publique aux Affaires étrangères, en passant par la Jeunesse et Sports,  et du Travail et Modernisation de l’Administration.

En conférence de presse, à Dakar, ce vendredi 31 juillet, Dr Coumba Bâ a exposé sa vision qui repose sur trois piliers: utilité pour les peuples, cohérence dans l’action de l’Organisation et équilibre dans la relation avec tous les États membres. En somme, la candidate veut construire une Francophonie orientée vers des résultats tangibles.

Elle se définit comme «une candidature de méthode : utile pour les peuples, cohérente dans l’action de l’Organisation et équilibrée dans la relation avec tous les États membres». Sa «force tient à la combinaison d’un parcours d’État, d’une culture du dialogue, d’une expérience sanitaire et sociale directe, et d’une capacité à porter des réformes sans fragiliser l’institution». La candidate mauritanienne pour prendre la tête de l’Organisation internationale de la  Francophonie (OIF), Dr Coumba Bâ, en conférence de presse, ce vendredi 31 décembre, à Dakar, a exposé sa vision pour cette institution. Elle veut une «Francophonie qui agit sur ce qui compte pour les peuples : l’éducation, les compétences, l’emploi, la santé, la mobilité, la culture, le numérique, la recherche, l’entrepreneuriat et la paix». 

Dr Coumba Bâ, en conférence de presse à Dakar

Dr Coumba Bâ s’engage à construire une Francophonie orientée vers les résultats tangibles, en faisant en sorte que la langue donne accès à des opportunités, en améliorant la capacité des États à répondre aux besoins de leurs citoyens. Elle pense aux programmes répondant aux priorités des pays, comme l’emploi, la formation des jeunes. De même qu’à l’autonomisation des femmes à travers un Observatoire du leadership féminin qu’elle souhaite mettre en place une fois à la tête de cette prestigieuse institution. Dr Coumba Bâ souhaite faire le point sur les questions de parité et d’autonomisation des femmes, en servant d’instruments de mesure pour agir efficacement. La candidate envisage aussi de dégager un fonds pour financer la recherche sur l’Intelligence Artificielle (IA) et permettre aux jeunes africains de mettre leur savoir-faire au service du continent.

Dr Coumba Bä est pour une Francophonie qui «choisit ses priorités, articule mieux ses opérateurs, concentre ses ressources et rend compte de ses résultats». Pour elle, l’institution dispose d’atouts importants mais qui doivent «être mieux ordonnés, mieux suivis, mieux financés et mieux évalués». Dr Bâ croit dur comme fer que « la confiance des États membres se gagne par la clarté des décisions, la rigueur de gestion et la continuité de l’exécution».

UNE FRANCOPHONIE DE DIALOGUE ET DE CONCERTATION

En se servant de son expérience de médecin, Dr Coumba Bâ travaillera à faire en sorte les espaces de la Francophonie soient des creusets d’échanges où l’Afrique, le monde arabe, l’Europe, l’Amérique du Nord, les Caraïbes, l’Asie et Pacifique vont se parler, dialoguer en toute liberté et dans un esprit de fraternité. Moralité, « aucun État ne doit se sentir périphérique. Aucune région ne doit se sentir instrumentalisée. La Francophonie doit préserver les canaux de dialogue, réduire les polarisations et protéger la dignité de chaque membre », dit-elle.

Ce chantier est bel et bien réalisable, car Dr Coumba Bâ est polyglotte, puisqu’elle maîtrise le français, l’anglais, l’arabe, le peulh et le wolof. Cette compétence linguistique traduit un ancrage personnel et culturel à la croisée des espaces africain, arabe et francophone.  C’est pourquoi, ce n’est pas anodin, lorsqu’elle déclare «venir de Mauritanie, pays de jonction entre le Maghreb, le Sahel, l’Afrique subsaharienne, le monde arabe et l’espace francophone ». Et que cette géographie lui a appris la valeur du lien, la retenue dans les tensions et l’importance de la parole tenue.

En dehors de cela, la candidate mauritanienne à d’autres atouts. Sur la scène régionale et internationale, elle a conduit plusieurs délégations de haut niveau, notamment dans le cadre de rencontres multilatérales francophones, et a porté la parole de la Mauritanie auprès de nombreux chefs d’État africains.

UNE METHODOLGIE BASEE SUR L’ECOUTE

Pour couronner le tout, elle a une méthodologie imparable basée sur  l’écoute, la consultation et de clarification des priorités.  Dr Bâ estime que les pays membres de la Francophonie ont des priorités différentes et qu’il faut se servir de l’écoute pour envisager des solutions efficaces : « Je viens proposer une méthode de gouvernement pour l’Organisation : écouter les États, clarifier les priorités, mobiliser les opérateurs, concentrer les ressources, mesurer l’impact et rendre compte », confie-t-elle.

La mauritanienne a de sérieux atouts pour briguer la tête de l’OIF. Mais elle va devoir  croiser le fer – sauf changement dernière minute – contre la Rwandaise Louise Mushikiwabo, secrétaire générale sortante, qui veut briguer un troisième mandat. Et le candidat de la République démocratique du Congo qui lorgne le fauteuil.

Mondeafrik.com

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