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.Deux poids, deux mesures : chronique d’une injustice internationale.

Par Diama badiane, philosophe,

Quand un hôpital en Israël est touché, les mots fusent : scandale, chaos, crime de guerre, crime contre l’humanité. Mais lorsqu’un hôpital à Gaza est attaqué, ce n’est qu’un « incident ». Quand tous les hôpitaux de Gaza sont détruits, l’ONU—désormais vidée de sa force d’action—condamnée, mais reste impuissante. Quand une chaîne de télévision iranienne est ciblée en direct, tuant une femme civile innocente, certains saluent une « réussite inédite du Mossad ».

Quand un pays attaque un autre, bafouant ouvertement le droit international, on ose parler de « guerre existentielle ». Quand un enfant israélien est tué, on crie au crime contre l’humanité. Mais lorsqu’un enfant gazaoui meurt dans les ruines, on évoque un regrettable accident collatéral.

Quand Israël viole les droits humains, le quatrième pouvoir—qui devrait être contre-pouvoir—devient machine à justifier l’injustifiable. Alors, où en sommes-nous ? Aux funérailles du droit international. À l’avènement de la loi du plus fort.

Il est évident que ce monde n’est pas démocratique. Cette politique de deux poids, deux mesures est le fil conducteur de l’ordre mondial actuel. Cela fait des décennies que le peuple palestinien endure mille morts, pendant qu’on s’émeut de la moindre menace sur Israël. Combien d’enfants, de femmes, de vieillards ont péri sous les bombardements ? Une armée suréquipée face à une population sans défense : telle est la réalité quotidienne en Palestine.

Sommes-nous condamnés à rester silencieux devant de telles atrocités ? Ce que beaucoup ne perçoivent pas, c’est que tout cela n’est pas chaos, mais stratégie. Les notions de justice mondiale, de souveraineté des États et de droit international sont devenues des outils malléables entre les mains des puissants. Ils tuent si nécessaire. Seule une puissance transcendante peut, peut-être, leur opposer un frein.

Et le plus troublant, c’est que Dieu a averti : par des catastrophes naturelles incontrôlables, des pandémies, le dérèglement climatique. Israël a reçu ses avertissements. Mais l’arrogance l’a aveuglé. L’attaque iranienne n’a été que la première gifle. L’autre a été l’ambiguïté stratégique américaine, qui a laissé Israël seul face à ses choix.

Ils ont leurs plans. Dieu a les siens. Et comme Il l’a promis, Son plan est infaillible. La nuit peut sembler interminable, mais le soleil finit toujours par se lever. Dieu est avec les patients et les endurants. Musulmans, nous sommes. Musulmans, nous vaincrons—tôt ou tard.

Diama badiane, philosophe, sociologue et essayist

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